Dans le cadre de la Présidence française du G20, le président Nicolas Sarkozy prononcera, lundi 23 mai 2011 à 9h30, le discours d'ouverture de la conférence de haut niveau consacrée au renforcement de la cohérence de l'action internationale des États et des organisations, afin d'améliorer la dimension sociale de la mondialisation. Il sera accompagné de Mme Christine LAGARDE, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, de M. Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et de M. Laurent WAUQUIEZ, ministre auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes.
Pour mieux comprendre la « Globalisation » : Nous avons changé d’ère… « La mondialisation n'est pas un choix, c'est un fait! » . Les défis de « La Mondialisation ».... *La Francophonie : est désormais totalement impliquée dans les grands enjeux politiques de la planète. LA MONDIALISATION: UNE CHANCE POUR LA FRANCOPHONIE ? *La France dans la mondialisation : conquérir plutôt que subir ? *Le modèle social européen à l'épreuve de la mondialisation...GLOBAL TO LOCAL!
vendredi 20 mai 2011
*Ouverture de la conférence sur le renforcement de la dimension sociale de la mondialisation...*
Les ministres du travail ou secrétaires d'État du G20, les directeurs généraux d'organisations internationales, le commissaire européen chargé de l'emploi et des affaires sociales, et les dirigeants des organisations internationales des partenaires sociaux assisteront à cette conférence qui se déroulera au Centre de Conférence Ministériel (27 rue de la Convention -- Paris 15ème).
Restructurer le système monétaire international, rééquilibrer l’économie mondiale et juguler les prix des matières premières sont des objectifs que les pays du G20 doivent s’efforcer d’atteindre sous la présidence de la France en 2011.
*La reprise est en cours au Mexique mais des réformes sont nécessaires dans les domaines de la fiscalité, de la politique de l’emploi, de la concurrence, et de l’éducation...*
L’Étude économique de l’OCDE sur le Mexique montre qu’après un net rebond à la hausse de 5.5 % en 2010 au lendemain de la récession, la croissance du PIB, qui avait marqué, devrait se ralentir pour retrouver un rythme plus durable de près de 4.4 % cette année et d’environ 3.8 % en 2012. Compte tenu des bas niveaux d’inflation, la Banque centrale peut soutenir la reprise en attendant au moins jusqu’au milieu de 2011 pour relever les taux d’intérêt.
Mais les inégalités restent grandes et le potentiel de croissance à long terme du pays doit être renforcé, ajoute le rapport. Il faut que le Mexique améliore sa résistance aux chocs futurs et fasse en sorte que les niveaux de vie se rapprochent davantage de la moyenne de l’OCDE. Pour relever ces défis, il sera essentiel d’approfondir les réformes structurelles de façon à réduire l’instabilité de la production économique, à accroître la concurrence, notamment dans les secteurs des services, et à remédier aux déficiences du système d’enseignement. Un étoffement des recettes fiscales relativement faibles du Mexique donnera au pays les moyens de financer durablement les investissements indispensables dans les infrastructures, l’éducation et les politique sociales. Les finances publiques seront ainsi également moins tributaires de recettes pétrolières volatiles.
« Le Mexique a engagé d’importantes réformes pour renforcer la concurrence et les recettes publiques », a souligné le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría. « Il faut maintenant exploiter cette dynamique pour faire avancer les réformes dans des domaines critiques, comme l’éducation, la fiscalité et le marché du travail, qui aideront le pays à tirer pleinement parti de son potentiel. »
Même en tenant compte des recettes pétrolières, le Mexique a le plus faible rapport des recettes fiscales au PIB de tous les pays de l’OCDE et d’une grande partie des pays d’Amérique latine. L’élargissement de la base d’imposition au moyen du retrait de certains des exemptions et des régimes spéciaux les plus générateurs de distorsions accroîtrait les recettes et faciliterait l’administration du système. Dans le régime de TVA, les exonérations et les taux zéro bénéficient dans une large mesure aux ménages à revenu élevé. Le recours à des transferts monétaires ciblés serait beaucoup plus efficace pour réduire la pauvreté, indique le rapport. La même observation vaut pour les importantes subventions énergétiques, qui ont représenté 1½ pour cent environ du PIB en moyenne chaque année sur la période 2005 09. Les autorités ont accru régulièrement les prix du gazole et de l’essence ces derniers mois, mais elles devraient accélérer ce processus de façon à réduire les subventions inefficaces, qui ont aussi un effet négatif pour l’environnement.
« Le Mexique a des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre », a fait remarquer M. Gurría. « Le pays doit s’employer avec détermination à éliminer ses subventions énergétiques et à trouver de meilleurs moyens de protéger les pauvres. »
L’étude juge également souhaitables des améliorations continues dans le domaine du respect de la réglementation fiscale et de la lutte contre l’importante activité économique informelle. Elle recommande de réduire les coûts et de renforcer les avantages de l’appartenance à l’économie formelle pour les entreprises et les travailleurs. Entre autres incitations devrait figurer l’accès à des services publics de meilleure qualité, comme une assurance-maladie plus intégrée. Une plus grande partie des charges sociales pesant sur les travailleurs devrait être consacrée aux retraites, plutôt qu’aux allocations au logement ou aux structures d’accueil des enfants. Ces services ne sont souvent pas accessibles aux travailleurs pauvres ou des zones rurales, qui n’en doivent pas moins contribuer à leur financement, ce qui réduit les incitations à participer à l’économie formelle. Il vaudrait mieux les financer par le biais de l’impôt, indique le rapport. Ce dernier ajoute que l’adoption du projet de réforme du droit du travail, actuellement examiné au Congrès, serait également utile. L’introduction de périodes probatoires et de formation faciliterait l’accès des travailleurs jeunes et inexpérimentés à un emploi dans l’économie formelle.
Une famille mexicaine moyenne consacrant près d’un tiers de son budget à des produits venant de marchés monopolistiques ou très oligopolistiques, il est avancé dans le rapport de l’OCDE que la concurrence doit être renforcée dans plusieurs secteurs. Cela obligerait les entreprises à diminuer les prix, à accroître leur efficacité et à encourager l’innovation. Sont examinées notamment dans le rapport les possibilités de renforcement de la concurrence dans le transport aérien, les services régionaux d’autobus, la banque de détail, les produits pharmaceutiques et les télécommunications. La réforme récente du droit de la concurrence y est saluée, car elle contribue à l’application des règlements sur les ententes.
« L’approbation de la réforme de la politique de la concurrence est une avancée majeure pour le Mexique » a estimé M. Gurría. « Il sera ainsi beaucoup plus facile de déceler les ententes et d’imposer des sanctions suffisamment sévères pour décourager les comportements anticoncurrentiels, ce qui devrait être favorable aux consommateurs et améliorer l’aptitude du Mexique à accroître les niveaux de vie de sa population ».
Grâce au renforcement de la concurrence et à un élargissement des possibilités d’entrée sur le marché, le Mexique pourra également se doter d'un secteur des services aux consommateurs plus solide et plus moderne, où l’activité est généralement plus stable que dans le secteur des services liés à l’industrie manufacturière et des services connexes. La capacité de résistance aux chocs de l’économie s’en trouvera ainsi améliorée.
La réforme de l’éducation est également nécessaire. La qualité de l’enseignement pourrait être encore accrue par l’application de critères de performance plus stricts, une meilleure formation des enseignants, une plus grande professionnalisation du recrutement et de la gestion des établissements scolaires et une évaluation objective et récurrente de tous ces aspects.
Les journalistes peuvent obtenir un exemplaire de l’Étude économique du Mexique sur le site protégé par un mot de passe ou auprès de la Division des médias de l’OCDE (tél. + 33 1 45 24 97 00).
Il est possible d’accéder gratuitement à une Synthèse de l’Étude en format pdf (en anglais, français et espagnol) sur le site Internet de l’OCDE. Vous êtes invités à inclure le lien Internet ci-après dans les articles sur l’Étude : www.oecd.org/eco/etudes/mexique.
17/05/2011
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*Dimension sociale de la Mondialisation...*
La mondialisation est un terme qui revêt différents sens. Ce processus d'intégration a commencé depuis la seconde moitié du 19ème siècle, si ce n'est avant. Cependant, c'est au cours des dernières années que la mondialisation a pris de l'ampleur, sous l'impulsion des avancées technologiques, de nouveaux rapports économiques et des politiques menées par un large éventail d'intervenants publics et privés au niveau national et international. Ce phénomène a notamment conduit à une division accrue du travail de par le monde.
La mondialisation a apporté des bienfaits considérables à de nombreuses personnes dans le monde. Cependant, faute d'un système efficace de gouvernance mondiale, le modèle actuel entraîne des résultats déséquilibrés et ne mènera probablement pas à un développement mondial durable. Les avantages de la mondialisation ne sont pas partagés de manière équitable entre tous les pays et toutes les populations.
Tous ces éléments n'ont pas échappé à la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation (CMDSM) dans son rapport final publié le 24 février 2004 (Une mondialisation juste: créer des opportunités pour tous).
La CMDSM souligne également combien il est essentiel de donner une forte dimension sociale à l'intégration régionale pour en faire un véritable tremplin vers une dimension sociale plus marquée de la mondialisation.
L'Union européenne (UE) poursuit depuis longtemps des politiques s'efforçant d'allier réussites économiques et progrès social. En l'an 2000 notamment, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE, réunis à Lisbonne, ont convenu d'une stratégie intégrée de réforme, prévoyant la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité ainsi qu'une plus grande cohésion sociale. En promouvant des politiques qui se renforcent mutuellement, ils entendent répondre à la nécessité d'assurer compétitivité, emploi, progrès social et viabilité de l'environnement.
L'UE doit veiller à ce que l'application de ses politiques intérieures et extérieures contribue à maximiser les avantages et à minimiser le coût de la mondialisation pour l'ensemble de la population, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières.
C'est dans ce contexte que la Commission a adopté le 18 mai 2004 la communication «La dimension sociale de la mondialisation: comment la politique de l'UE contribue à en étendre les avantages à tous». Cette communication passe rapidement en revue l'éventail actuel des actions communautaires de politique intérieure et extérieure pertinentes entreprises par l'Union européenne et propose certains changements.
Elle a été suivie par la communication adoptée le 24 mai 2006 sur la promotion du «travail décent pour tous» à l'échelle mondiale et par les communications du 11 décembre 2007 relatives au nouveau cycle de la stratégie de Lisbonne, mettant en exergue l'interaction entre les politiques intérieures et extérieures de l'UE en vue de tirer le meilleur parti de la mondialisation.
Dans une déclaration sur la globalisation adoptée le 14 décembre 2007, le Conseil européen affirme la volonté de l'UE d'en renforcer la dimension sociale et souligne que le travail décent constitue l'un des éléments de cette dimension.
Les problèmes liés à la mondialisation incluent un certain nombre de sujets pertinents pour la direction générale de l'emploi, des affaires sociales et de l'inclusion. Il s'agit, par exemple, du dialogue social, de la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité, de la protection sociale, des droits des travailleurs, des restructurations, des migrations, de la responsabilité sociale des entreprises, etc. La DG accentue ses travaux de recherche et ses initiatives politiques dans ces domaines.
La mondialisation a apporté des bienfaits considérables à de nombreuses personnes dans le monde. Cependant, faute d'un système efficace de gouvernance mondiale, le modèle actuel entraîne des résultats déséquilibrés et ne mènera probablement pas à un développement mondial durable. Les avantages de la mondialisation ne sont pas partagés de manière équitable entre tous les pays et toutes les populations.
Tous ces éléments n'ont pas échappé à la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation (CMDSM) dans son rapport final publié le 24 février 2004 (Une mondialisation juste: créer des opportunités pour tous).
La CMDSM souligne également combien il est essentiel de donner une forte dimension sociale à l'intégration régionale pour en faire un véritable tremplin vers une dimension sociale plus marquée de la mondialisation.
L'Union européenne (UE) poursuit depuis longtemps des politiques s'efforçant d'allier réussites économiques et progrès social. En l'an 2000 notamment, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE, réunis à Lisbonne, ont convenu d'une stratégie intégrée de réforme, prévoyant la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité ainsi qu'une plus grande cohésion sociale. En promouvant des politiques qui se renforcent mutuellement, ils entendent répondre à la nécessité d'assurer compétitivité, emploi, progrès social et viabilité de l'environnement.
L'UE doit veiller à ce que l'application de ses politiques intérieures et extérieures contribue à maximiser les avantages et à minimiser le coût de la mondialisation pour l'ensemble de la population, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières.
C'est dans ce contexte que la Commission a adopté le 18 mai 2004 la communication «La dimension sociale de la mondialisation: comment la politique de l'UE contribue à en étendre les avantages à tous». Cette communication passe rapidement en revue l'éventail actuel des actions communautaires de politique intérieure et extérieure pertinentes entreprises par l'Union européenne et propose certains changements.
Elle a été suivie par la communication adoptée le 24 mai 2006 sur la promotion du «travail décent pour tous» à l'échelle mondiale et par les communications du 11 décembre 2007 relatives au nouveau cycle de la stratégie de Lisbonne, mettant en exergue l'interaction entre les politiques intérieures et extérieures de l'UE en vue de tirer le meilleur parti de la mondialisation.
Dans une déclaration sur la globalisation adoptée le 14 décembre 2007, le Conseil européen affirme la volonté de l'UE d'en renforcer la dimension sociale et souligne que le travail décent constitue l'un des éléments de cette dimension.
Les problèmes liés à la mondialisation incluent un certain nombre de sujets pertinents pour la direction générale de l'emploi, des affaires sociales et de l'inclusion. Il s'agit, par exemple, du dialogue social, de la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité, de la protection sociale, des droits des travailleurs, des restructurations, des migrations, de la responsabilité sociale des entreprises, etc. La DG accentue ses travaux de recherche et ses initiatives politiques dans ces domaines.
Commission européenne Emploi, affaires sociales et inclusion.
Liens utiles :
La dimension sociale de la mondialisation - comment la politique de l'UE contribue à en étendre les avantages à tous.
Organisation Internationale du Travail - une mondialisation juste.
http://www.ilo.org/fairglobalization/lang--fr/index.htm
Déclarations du Directeur général
"Il ne saurait y avoir de mondialisation réussie sans 'localisation' réussie."
Déclarations du Directeur général
"Il ne saurait y avoir de mondialisation réussie sans 'localisation' réussie."
Bien à vous,
Morgane BRAVO
vendredi 6 mai 2011
*« Des politiques meilleures pour une vie meilleure » : thème principal de la Semaine du 50e anniversaire de l’OCDE*
« Des politiques meilleures pour une vie meilleure » : thème principal de la Semaine du 50e anniversaire de l’OCDE
Le Forum du 50e anniversaire de l’OCDE et la Réunion du Conseil au niveau des ministres rassembleront dirigeants, responsables politiques et parties prenantes des pays de l’OCDE, ainsi que des économies émergentes afin d’analyser les nouvelles sources de croissance économique et d’emploi, la parité hommes-femmes, la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie et le développement mondial.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*"Une politique de la langue française et de la Francophonie" par M. Albert SALON, ancien ambassadeur, Président du FFI-France et d’«Avenir de la langue française»*
La francophonie est diffuse : le français dans le monde et l’adhésion à des valeurs véhiculées par la langue, « humanisme intégral autour de la terre » (Senghor). La Francophonie, organisée dans l’Org. internationale (O.I.F.), est une communauté volontaire de 75 Etats et gouvernements.
I) Langue française dans la « globalization » :
La francophonie diffuse et la Francophonie organisée affirment toutes deux dans la mondialisation une conception de l’homme et des relations internationales opposée tant à la « globalization » américaine qu’aux replis identitaires. Refus de la prépondérance du matérialisme et du « choc des civilisations ». Humanisme. Solidarité privilégiée et exemplaire. Chance de faire vivre la diversité linguistique et culturelle. Réponse à une attente, chance pour le monde et la France.
Chance non encore saisie, car l’idée d’une communauté francophone dérange.
Malgré les excellents discours pertinents du Président de la République française.
Car elle récuse une résignation dominante, et suppose que Sisyphe retrouve le courage de hisser son rocher, tant au Québec, en Wallonie, qu’en France.
La France laisse trop de ses activités créatrices passer à la langue et aux modes anglo-américaines. Elle tolère que l’UE traite en anglais avec les services publics français et exige une adaptation des législations linguistiques nationales au nom de l’idéologie ultra-libérale encore dominante malgré la grave crise venant de New York et de la City.
Elle laisse s’effriter sa politique d’aide-coopération, de solidarité privilégiée avec les membres de la Francophonie, et s’étioler son action culturelle extérieure.
La France doit se retrouver. S’éveiller. S’ouvrir à la chance qu’elle a de redevenir, avec tous les éléments épars de la « Francosphère », un moteur de l’humanisme dans le monde, dans une véritable politique de la Francophonie.
La France, « fille aînée de l’Eglise » puis « mère des révolutions », fondée non sur une ethnie mais sur une langue, est une sorte de « République universaliste », une « voix humaniste dans le monde », une politique étrangère.
La France doit se distinguer d’un « Occident » anglo-saxon hégémonique qui la nie et devient pour elle, comme l’U.E., trop étroit, dépassé, et dangereux.
Tout se tient : Recouvrement de la souveraineté et lancement d’une grande politique du français et de la Francophonie doivent être conduits de concert. La politique française doit « marcher sur ses deux jambes ».
II) Une politique linguistique française de souveraineté
- La France doit réinstaller sa langue dans toutes les fonctions vitales de son activité nationale d’où elle disparaît (sciences, brevets, etc.).
- Ses langues régionales doivent pouvoir vivre là où elles sont spontanément demandées, en cohérence avec son appui à la diversité culturelle dans le monde. Avec deux garde-fous : ni langues officielles ni véhiculaires principales de l’enseignement obligatoire.
- Le plurilinguisme commence aussi par l’enseignement des langues étrangères dans les établissements scolaires et universitaires. Il faut sortir du « tout-à-l’anglais » réducteur. Ni Luc Chatel ni Valérie Pécresse, mais Claude Hagège : tout jeune Français scolarisé doit d’abord acquérir une solide maîtrise du français, puis apprendre dans le secondaire deux langues étrangères, en commençant par une autre que l’anglais.
Devant l’action de l’U.E. en faveur de l’anglais, le gouvernement doit :
- rappeler que l’Europe est diversité, d’abord linguistique et culturelle ; sa nature interdit qu’on lui impose une langue unique ;
- enjoindre à ses services publics de renvoyer à Bruxelles tous documents qui leur parviennent en anglais uniquement.
Enfin, il faut faire vivre l’affirmation récente de la Francophonie dans la Constitution titre XIV, art. 87, symbole de la volonté de ne pas enfermer la France dans l’« UE » trop étroite. Une éventuelle « PESC » ne saurait entraver le développement des relations des pays membres avec le grand large, comme avec les riverains de la Méditerranée.
Il s’agit de donner à la Francophonie un « contenu de Communauté » auquel l’appartenance à l’UE ne saurait faire obstacle : des préférences en matière de circulation de personnes, biens et services culturels, de propriété intellectuelle, et des formes adaptées de citoyenneté.
III) Solidarité culturelle et politique à développer entre pays et communautés de langue maternelle française :
Toute la francophonie maternelle est attaquée dans le monde entier par l’empire. Elle doit donc rassembler dans l'action toutes ses forces pour se redresser.
D'abord les forces de ses sociétés civiles.
Celles qui sont hors de France doivent être invitées à soutenir les tenants du maintien de la souveraineté de la France. Chez nous, le gouvernement doit, poussé par nos associations apporter son appui à la souveraineté linguistique, culturelle, politique, du Québec. Et, aux Wallons et aux Bruxellois : l’assurance qu’en cas de sécession de la Flandre, la France respecterait, encouragerait, le choix - incombant à eux seuls - des relations à établir avec elle.
IV) Une politique française de « francosphère » :
Les façades et domaines maritimes (12 millions de km2), l’existence des DOM-TOM et celle d’une francophonie présente sur tous les continents, rendent nécessaire que la France valorise son « grand large ».
La politique étrangère de la France doit recommencer à « marcher sur les deux jambes » : Europe (ouverte !...) , et grand large dont sa partie en français.
Tout en surmontant diverses peurs, dont celle qui associe Francophonie et ouverture des frontières à une immigration incontrôlée… Celle-ci est d’abord due à la fois à la demande par nos entreprises de main d’œuvre d’où qu’elle vienne, à l’indulgence à l’égard des passeurs, et à l’inadaptation des contrôles « Schengen ». Les Sri-Lankais, Turcs, Chinois, Kurdes, Afghans, Ghanéennes…qui entrent nombreux ne viennent pas de pays membres de l’OIF !
Une politique d’immigration négociée, sans Bruxelles, mais avec nos partenaires de la Francophonie, permettrait, en fixant, sur une base de réciprocité ou contreparties, les conditions de libre circulation et d’établissement, de définir les catégories d’immigrants admis en fonction de leurs pays d’origine, de leurs niveaux de qualification et de leur connaissance du français, ainsi que de nos propres capacités à les accueillir décemment. Politique volontariste et sélective qui conduit à remettre en cause l’espace Schengen.
La France devra alors, en concertation avec ses partenaires, donner un contenu au dialogue des cultures, à la solidarité et à la coopération pour le développement humain, économique et culturel, les membres les plus riches décidant d’augmenter le volume, la pertinence et l’efficacité de leur aide bilatérale et multilatérale au développement, tant au Sud qu’à l’Est.
Il faudra aussi, sans revenir à une conception de la Francophonie trop étroitement fondée sur la langue, corriger la dérive vers une « ONU bis ». Des pays admis ont bien moins de « titres de francophonie » et de liens avec le français que la Russie, voire la Grande Bretagne! A la différence de l’Hispanophonie, de la Lusophonie et…du Commonwealth, la Francophonie ne se réduit pas au cercle d’une métropole entourée de ses ex-colonies : moins de la moitié des membres de l’O.I.F. ont été administrés par la France. Il est flatteur que l’on souhaite entrer en Francophonie et non pas en sortir. Mais un équilibre reste à trouver : trop distendre les liens avec le français éloignerait des valeurs véhiculées.
Il faut, au-delà de ce Cercle : une reprise forte de la diffusion à l’étranger par les centres culturels, écoles et filières universitaires et de recherche, Alliances françaises, missions religieuses et laïques, œuvres d’éducation et de soins…
V) Une politique de francophonie par l’O.I.F. :
- Renforcer dans l’O.I.F. un véritable laboratoire d’idées et de recherches sur le fait francophone et la Francosphère ;
- conjuguer logique intergouvernementale et logique ONG, mobiliser les « sociétés civiles », d’abord au sein de la Maison de la Francophonie à Paris et de son annexe à ouvrir à Villers-Cotterêts ( vocation d’un haut lieu de la diversité linguistique et culturelle du monde) ;
- recentrer l’aide au développement sur les pays francophones pauvres, sur l’éducation et la culture, la coopération interuniversitaire, sur la jeunesse et la justice, sur l’envoi massif à l’Afrique de livres et tous supports en français;
- renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté : « citoyenneté francophone adaptée », visas et passeport francophones avec de réels avantages négociés, « club francophone des grandes entreprises mondialisées » et renforcement du Forum francophone des Affaires, etc. ;
- obtenir des 74 partenaires du gouvernement français - adhérents tous volontaires - de donner chez eux à la langue française, (enseignement, médias, communications officielles et diplomatiques) un statut au moins équivalent à celui qu’ils accordent à toute autre langue étrangère sur leur sol : clause « de la langue étrangère la plus favorisée »;
- obtenir des 74 partenaires dans l’OIF - très impliquée dans la Convention Unesco sur la diversité culturelle de 2005 - de l’appliquer scrupuleusement ;
- adopter la recommandation de feu Maurice Druon, et de hautes personnalités européennes et francophones, de réserver au français le rôle de langue de référence juridique dans les institutions européennes ;
- obtenir un engagement des Etats membres à la fois de l’O.I.F. et de l’U.E. qui reçoivent de « Bruxelles » des documents uniquement en anglais de les retourner tant qu’une version en français ne leur est pas parvenue, en stricte application de la réglementation européenne en vigueur ;
- obtenir, en liaison avec l’Hispanophonie et la Lusophonie, des Etats ACP membres à la fois de ces ensembles linguistiques et de la Francophonie qu’ils exigent de Bruxelles le traitement de leurs dossiers d’aide au développement dans les langues de ces ensembles.
Note rédigée par Albert Salon, ancien Ambassadeur, Président du FFI-France et d’ « Avenir de la langue française », au nom de plusieurs associations de promotion de la francophonie. Paris, le 11 avril 2011.Politique.com
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*Place au Grand Nord et à la francophonie...*
Congrès de l'institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole
D'abord, le Grand Nord avec tous les enjeux que soulèvent les activités minières dans ces régions compte tenu de l'éloignement et de la présence des populations locales.
Mais aussi la francophonie. Plusieurs pays francophones d'Afrique possèdent un potentiel géologique énorme, rappelle Chris Twigge-Molecey, président de l'ICM. Le Canada, par le Québec, occupe déjà une position de leader qu'il entend poursuivre et développer.
Quant au salon commercial, il permettra à 450 fournisseurs répartis dans 600 stands d'exposer les produits et services de l'industrie minière.
Chez les dirigeants de l'industrie minière canadienne, on est également conscient des besoins d'information et d'éducation de la population sur le fonctionnement et les retombées du secteur. «L'extraction minière est à la base de toutes les activités économiques», dit le président de l'ICM. C'est pourquoi, dans la cadre de son congrès, l'Institut met également à la disposition du public le salon M4S.
Les 4 «M» représentent les 4 piliers du secteur minier, soit les mines, les minéraux, les métaux et les matériaux. La mission du salon est d'éduquer le public sur l'impact de l'exploitation minière dans notre vie quotidienne.
Le salon avait accueilli 6000 visiteurs l'an dernier alors que le congrès se tenait à Vancouver. Près de 85% étaient des élèves de 10 à 16 ans.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
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